Abstract
Cet article est une tentative de caractérisation des principaux traits de la machine politique mise en oeuere pied et consolidée dans l'état de Rio de Janeiro depuis 1965 sous le leadership de Chagas Freitas, un politicien dont l'expérience remonte aux années 1950. En suivant la trajectoire du groupe chaguiste, l'auteur montre comment celui-ci en est venu à exercer un contrôle oligarchique du parti d'opposition à Rio. Ce faisant, les Chaguistes ont monopolisé le vote d'opposition dans le système à deux partis existant de 1965 à 1979. L'organisation, les dynamiques internes et le style de la politique de la machine du parti sont analysés spécifiquement, aussi bien que l'identification des ressources utilisées pour attirer de nouveaux appuis. Une emphase particuliére est mise sure les stimulants et sur les récompenses matérielles visant à se frayer un chemin dans la compétition entre partis et à maximiser les gains électoraux dans le contexte d'une politique de "machines". De tels aspects révèlent le caractère essentiellement clientéliste et pragmatique de la soi-disant machine chaguista. De plus, l'article montre que le clientélisme tend à favoriser un modèle fragmenté tant des demandes que de la décision. Ces éléments définissent l'impact essentiellement conservateur d'une politique de "machines" puisque ses politiques sont limitées au domaine distributif.
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