GillispieCharles Coulston, Science and polity in France: The end of the Old Regime (Princeton and Oxford, 1980), 228.
2.
Apparently, his private income amounted to 7,000 or 8,000 livres a year (WeissCharles (ed.), Biographie universelle, ou dictionnaire historique contenant la nécrologie des hommes célèbres de tous les pays (nouvelle édition) par une société de gens de lettres…, ii (Paris, 1841), 515, entry on Epée, Charles-Michel de L', and Ferdinand Berthier, L'Abbé de L'Epée, sa vie, son apostolat, ses travaux, sa lutte et ses succès: Avec l'historique des monuments élevés à sa mémoire à Paris et à Versailles… (Paris, 1852), 80); as a benchmark case, an annual income of 250 livres provided enough financial self-sufficiency to be ordained as a priest (Berthier, op. cit., 13).
3.
Gillispie, op. cit. (ref. 1), 550.
4.
de L'EpéeCharles Michel, Institution des sourds et muets, par la voie des signes méthodiques (Paris, 1776), Part 1, 159: “J'ai déjà dit qu'ils [mes élèves] ne demeurent point chez moi, et n'y viennent que deux fois par semaine”; also Part 2, 40: “… nos leçons ordinaires des mardis & vendredis, pour tous nos sourds-muets réunis ensemble”.
5.
FauchetClaude, Oraison funèbre de Charles-Michel de L'Epée, prononcée dans l'église paroissiale de St-Etienne-du-Mont, le mardi 23 février 1790, d'après la délibération de la Commune de Paris, en présence de la députation de l'Assemblée nationale… (Paris, 1790), 1–28.
6.
L'Epée, op. cit. (ref. 4), Part 1, 8–9.
7.
L'Epée, op. cit. (ref. 4), Part 2, 84–94.
8.
L'Epée, op. cit. (ref. 4), Part 1, 57: “… la Théologie est mon élément; la Grammaire ne l'est point; je n'en sais pas, et il ne m'est pas nécessaire d'en savoir davantage pour conduire les Sourds et Muets au salut. C'est le but que je me suis proposé en me chargeant de les instruire; et je n'ai ni le temps, ni la volonté de m'appliquer à une étude approfondie de tout ce qui n'entre point nécessairement dans ce plan”.
9.
DeslogesPierre, Observations d'un sourd et muet sur un cours élémentaire d'éducation des sourds et muets, publié en 1779 par M. l'abbé Deschamps, chapelain de l'église d'Orléans (Paris, 1779), 19–20, note 6: “On ne peut certainement qu'applaudir aux vœux de Mr. L'Abbé Deschamps & à ceux de notre auteur sourd & muet; sur la rédaction d'un Dictionnaire des signes: J'ai même pressé plusieurs fois Mr. L'Abbé de l'Epée de s'en occuper; … Mr L'Abbé de l'Epée dirige actuellement l'exécution d'un Dictionnaire des signes”.
10.
L'Epée, op. cit. (ref. 4), Part 1, 11: “Il y suppose qu'il m'est impossible, avec le secours des signes méthodiques, de donner aux Sourds & Muets les idées des choses indépendantes des sens”.
11.
de L'EpéeCharles Michel, La véritable manière d'instruire les sourds et muets, confirmée par une longue expérience (Paris, 1784), p. vi: “… depuis cette époque les choses ont entièrement changé de face, et ce qui était alors absolument nécessaire, deviendrait aujourd'hui totalement inutile”.
12.
AmbroiseRochSicardCucurron, Cours d'instruction d'un sourd-muet de naissance, pour servir à l'éducation des sourds-muets, et qui peut être utile à celle de ceux qui entendent et qui parlent (Paris, An VIII [1799/1800]).
13.
L'Epée, op. cit. (ref. 4), Part 1, 82–83.
14.
L'Epée, op. cit. (ref. 4), Part 2, 43: “Puisse ne pas périr avec moi une oeuvre dont la Religion et la Société peuvent tirer de grands avantages! C'est l'objet de tous mes voeux”.
L'Epée, op. cit. (ref. 4), Part 2, 68–73; Étienne Bonnot de Condillac, Cours d'étude pour l'instruction du Prince de Parme, i: La grammaire (Parma, 1775), 11, footnote.
17.
Fauchet, op. cit. (ref. 5), 42.
18.
ClarkWilliamGolinskiJanSchafferSimon, (eds), The sciences in enlightened Europe (Chicago and London, 1999), 45.
19.
RéeJonathan, I see a voice: A philosophical history of language, deafness and the senses (London, 1999), 153.
20.
L'Epée, op. cit. (ref. 4), Part 1, 159.
21.
SparyEmma C., Utopia's garden: French natural history from Old Regime to Revolution (Chicago and London, 2000), 17–22; WeinerDora B., The citizen-patient in Revolutionary and Imperial Paris (Baltimore and London, 1993), 227–8; Rée, op. cit. (ref.19), 145, 150; Joseph-Marie Degérando, De l'éducation des sourds-muets de naissance (Paris, 1827), i, Part 2, 476.
22.
L'Epée, op. cit. (ref. 4), Part 1, 57.
23.
L'Epée, op. cit. (ref. 4), Part 1, 40–43: “L'amusement succède à l'étude sérieuse, & pour cela, quatre ou cinq Sourds & Muets se saisissent du nouveau condisciple, & lui présentent des cartes, sur chacune desquelles est écrit le nom d'une des parties de notre corps. C'est une grande récréation pour eux: C'en est aussi une pour lui. On rit beaucoup de part et d'autre. En lui faisant mettre son doigt sur une des cartes, on lui montre en même temps son front & celui des autres, ou sa bouche & celle des autres, selon ce qui est écrit sur la carte…. Ce premier jeu est suivi d'un autre. … j'approuve son ouvrage, & je l'embrasse. Il s'en retourne sa table bien content de lui-même”.
24.
AmbroiseRochBébianAuguste, Essai sur les sourds-muets et sur le langage naturel (Paris, 1817), 16: “L'avantage inappréciable qu'offre la réunion des sourds-muets, et qui ne peut s'allier avec leur instruction par la parole, c'est d'enrichir chacun des idées de tous les autres; c'est de réveiller leur intelligence en stimulant leur attention; c'est de les forcer à donner à toutes leurs conceptions une forme claire et précise, qui les rende susceptibles d'être transmises par le geste”.
25.
PereireJacob, l'Epée's most famous contemporary, based his teaching on dactylology.
26.
DeschampsAbbé, Cours elémentaire d'éducation des sourds et muets (Paris, 1779), 1–39.
27.
L'Epée, op. cit. (ref. 11), pp. vi–ix.
28.
L'Epée, op. cit. (ref. 11), 156–8: “… lorsque je me chargeais de deux Sœurs jumelles, Sourdes & Muettes, il ne me vint pas même à l'esprit de chercher des moyens pour leur apprendre à parler; mais je n'avais pas oublié, que dans une conversation à l'âge de seize ans, avec mon Répétiteur de Philosophie, qui était un excellent métaphysicien, il m'avait prouvé ce principe incontestable, qu'il n'y a pas plus de liaison naturelle entre des idées métaphysiques & des sons articulés, qui frappent nos oreilles, qu'entre ces mêmes idées & des caractères tracés par écrit qui frappent nos yeux. Je me souviens très bien, qu'en bon Philosophe il en tirait cette conclusion immédiate, qu'il serait possible d'instruire des Sourds & muets par des caractères tracés par écrit, & toujours accompagnés de signes sensibles, comme on instruit les autres hommes par des paroles & des gestes, qui en indiquent la signification…. Je concevais d'ailleurs, que dans toute Nation les paroles & l'écriture ne signifiaient quelque chose, que par un accord purement arbitraire entre les personnes du même pays…. Plein de ces principes, fondés sur une exacte Métaphysique, je commençai l'Instruction de mes deux Elèves…”.
29.
L'Epée, op. cit. (ref. 4), Part 2, 26–27: “Quelques-uns de ces Messieurs, fortement prévenus de ce principe …, qu'il n'est rien dans notre esprit qui n'y soit entré par nos sens, regardent l'instruction des Sourds & Muets comme impossible, parce qu'ils sont dénués de l'entendement extérieur. N'avons-nous donc qu'un seul sens ? ou le défaut de l'un ne peut-il être suppléé par le ministère d'un autre ?”.
30.
L'Epée, op. cit. (ref. 11), pp. iv–v: “… faire monter par la fenêtre ce qui ne peut entrer par la porte, c'est-à-dire, pour insinuer dans l'esprit des Sourds & Muets, par le canal de leurs yeux, ce qu'on ne peut y introduire par l'ouverture de leurs oreilles”.
31.
L'Epée, op. cit. (ref. 4), Part 1, 36–38: “En considérant la méthode de MM. les Dactylologistes, il me semble qu'ils se conduisent comme un Maître qu'on chargerait d'apprendre l'Allemand, le plutôt qu'il lui serait possible, à un jeune Français, & qui mettrait entre les mains de son Disciple une méthode Allemande, écrite en Allemand, au lieu de lui en donner une écrite en Français…. Tout Sourd & Muet qu'on nous adresse, a déjà un language qui lui est familier …. Il a contracté une grande habitude de s'en servir pour se faire entendre des personnes avec qui il demeure, et il entend lui même tous ceux qui en font usage…. Or ce langage est le langage des signes. On veut l'instruire; & pour arriver à ce but, il s'agit de lui apprendre la langue Française. Quelle sera la méthode la plus courte & la plus facile ? Ne sera-ce pas celle qui s'exprimera dans la langue à laquelle il est accoutumé, & dans laquelle on peut même dire que la nécessité l'a rendu expert ?”.
32.
L'Epée, op. cit. (ref. 4), Part 1, 9: “L'alphabet manuel français, que je savais dès ma plus tendre enfance, ne pouvait m'être utile que pour apprendre à lire à mes disciples. Il s'agissait de les conduire l'intelligence des mots”.
33.
L'Epée, op. cit. (ref. 4), Part 1, 48–49: “le langage naturel des signes, auquel les Sourds et Muets sont accoutumés”.
34.
Signes méthodiques.
35.
L'Epée, op. cit. (ref. 4), Part 1, 135.
36.
L'Epée, op. cit. (ref. 4), Part 1, 49: “il jetait au hasard deux ou trois fois sa main droite du côté de son épaule”.
37.
L'Epée, op. cit. (ref. 4), Part 1, 49: “il faisait aller sa main droite devant lui”.
38.
L'Epée, op. cit. (ref. 4), Part 1, 50–51.
39.
L'Epée, op. cit. (ref. 4), Part 1, 60–61: “le mouvement de l'index droit, qui s'étend et se replie en forme de crochet”.
40.
Detailed in sub-section 2.1.
41.
L'Epée, op. cit. (ref. 4), Part 1, 72: “le plus grand usage de nos signes méthodiques [est] pour dicter à nos Sourds & Muets tout ce que nous voulons qu'ils écrivent”.
42.
L'Epée, op. cit. (ref. 4), Part 1, 72: “Cependant il ne faut pas que le Sourd & Muet, à qui je dicte une leçon ou une lettre, se trompe dans le choix d'aucun de ces mots, qui … sont au nombre de plus de deux cent quarante, en y comprenant toutes les personnes, les nombres, les temps & les modes du verbe actif & du verbe passif, les nombres, les genres & les cas des noms substantifs & adjectifs”.
43.
L'Epée, op. cit. (ref. 4), Part 1, 90: “[d]eux ou trois signes naturels enchâssés l'un dans l'autre en un clin d'œil, soumettent à la représentation oculaire les idées les plus métaphysiques”.
44.
L'Epée, op. cit. (ref. 4), Part 1, 79–81.
45.
L'Epée, op. cit. (ref. 4), Part 1, 88–89: “Nous faisons l'analyse d'un mot simple dont la signification est composée, comme croire, adorer, etc. Nous distinguons les différents sens dans lesquels on peut entendre un même mot…. Nous décomposons les mots qui renferment une ou plusieurs prépositions avec un verbe, comme emprisonner, désemprisonner, ou des noms … avec un verbe, tels que pétrifier, sanctifier, ou des adverbes avec un verbe, comme satisfaire, introduire. La Langue Latine nous sert beaucoup …” (the italics are l'Epée's).
46.
Charles Etienne Bonnot de Condillac, Essai sur l'origine des connaissances humaines (Paris, 1746), Part 1, section 2, chap. 7.
47.
L'Epée, op. cit. (ref. 11), Avertissement, pp. xii–xv.
48.
L'Epée, op. cit. (ref. 11), Avertissement, p. xiii: “… comme il n'est aucun mot qui ne signifie quelque chose, il n'est aussi aucune chose, quelqu'indépendante qu'elle soit de nos sens, qui ne puisse être expliquée clairement par une analyse composée de mots simples, & qui en dernier ressort n'ait besoin d'aucune explication”.
49.
AarsleffHans, From Locke to Saussure: Essays on the study of language and intellectual history (London, 1982), 146–7.
VenturiFranco, Jeunesse de Diderot (de 1713 à 1753) (Geneva, 1967), 242, 248; Aarsleff, op. cit. (ref. 49), 148–61, 279–86; SmithRogerSmithRoger, The Fontana history of the human sciences (London, 1997), 178–9, 217–22.
52.
Aarsleff, op. cit. (ref. 49), 130, 153–5.
53.
Aarsleff, op. cit. (ref. 49), 159.
54.
Smith, op. cit. (ref. 51), 260–9; PoirierJean, “Histoire de la pensée ethnologique”, in PoirierJean (ed.), Ethnologie générale (Paris, 1968), 22–24.
55.
DiderotDenis, Lettre sur les sourds et muets, à l'usage de ceux qui entendent et qui parlent, adressée à M., in Diderot, Oeuvres complètes, ed. by AssézatJ., i: Philosophie. Étude sur Diderot et le mouvement philosophique au XVIIIe siècle (Paris, 1751), 257: “mon muet de convention”.
56.
Smith, op. cit. (ref. 51), 220; RiskinJessica, Science in the age of sensibility: The sentimental empiricists of the French Enlightenment (Chicago and London, 2002), 2.
57.
Riskin, op. cit. (ref. 56), 2.
58.
Riskin, op. cit. (ref. 56), 53, 60.
59.
Venturi, op. cit. (ref. 51), 247–8.
60.
Rée, op. cit. (ref. 19), 176.
61.
Rée, op. cit. (ref. 19), 173: “La salle de l'Exercice ne pouvant contenir que cent personnes, on supplie ceux qui l'honoreront de leur présence, de bien vouloir n'y pas rester plus de deux heures”.
62.
FriedrichBaronGrimmMelchior, Correspondance littéraire, philosophique et critique, ed. by TourneuxMaurice, i (Paris, 1879), 295–6.
63.
Degérando, op. cit. (ref. 21), ii, 46.
64.
JamesLordMonboddoBurnet, Of the origin and progress of language, i (Edinburgh, 1774), 192.
65.
Monboddo, op. cit. (ref. 64), 186.
66.
Monboddo, op. cit. (ref. 64), 187.
67.
Monboddo, op. cit. (ref. 64), 190.
68.
Monboddo, op. cit. (ref. 64), 191–2; italics are Monboddo's.
69.
FischerRenate, “Language of action”, in FischerRenateLaneHarlan (eds), Looking back: A reader on the history of deaf communities and their sign languages (Hamburg, 1993), 432; Condillac, op. cit. (ref. 16), 17: “L'analogie et l'analyse …: Voilà, Monseigneur, à quoi se réduisent, dans le vrai, tous les principes des langues”.
Condillac, op. cit. (ref. 16), Part 1, chap. 1, 12 (footnote): “J'ai cru devoir saisir l'occasion de rendre justice aux talents de ce citoyen généreux, dont je ne crois pas être connu, quoique j'ai été chez lui, que j'ai vu élèves, & qu'il m'ait mis au fait de sa méthode”.
74.
Condillac, op. cit. (ref. 16), Part 1, chap. 1, 11–12 (footnote): “Mr. l'Abbé de l'Epée, qui instruit les sourds & muets avec une sagacité singulière, a fait, du langage d'action, un art méthodique aussi simple que facile, avec lequel il donne à ses élèves des idées de toute espèce; & j'ose dire des idées plus exactes & plus précises que celles qu'on acquiert communément avec le secours de l'ouïe. Comme, dans notre enfance, nous sommes réduits à juger de la signification des mots par les circonstances oú nous les entendons prononcer, il nous arrive souvent de ne la saisir qu'à peu près, & nous nous contentons de cet à peu près toute notre vie. Il n'en est pas de même des sourds & muets qu'instruit Mr. l'Abbé de l'Epée. Il n'a qu'un moyen de leur donner les idées qui ne tombent pas sous les sens; c'est d'analyser & de les faire analyser avec lui. Il les conduit donc, des idées sensibles aux idées abstraites, par des analyses simples & méthodiques, & on peut juger combien son langage d'action a d'avantages sur les sons articulés de nos gouvernantes & de nos précepteurs”.
75.
Condillac, op. cit. (ref. 16), 6.
76.
Condillac, op. cit. (ref. 16), 9–14, 65–67.
77.
de CondillacÉtienne Bonnot, La langue des calculs (Paris, An VI [1798]), 2: “Les premières expressions du langage d'action sont données par la nature, puisqu'elles sont une suite de notre organisation: Les premières étant données, l'analogie fait les autres, elle étend ce langage; peu-à-peu il devient propre à représenter toutes nos idées de quelque espèce qu'elles soient. La nature qui commence tout, commence le langage des sons articulés comme elle a commencé le langage d'action; et l'analogie qui achève bien les langues, les fait bien, si elle continue comme la nature a commencé”.
78.
SeguinEdouard O., Jacob Rodrigues Pereire, premier instituteur des sourds et muets en France (1744–1780) (Paris, 1847), 151–2.
KaracostasAlexis, “L'Institution Nationale des Sourds-Muets de Paris de 1790 à 1800: Histoire d'un corps à corps”, Ph.D. dissertation, Paris, 1981, 71–82, 110.
CopansJeanJaminJean, Aux origines de l'anthropologie française: Les mémoires de la Société des Observateurs de l'Homme en l'an VIII (Paris, 1978), 12; Poirier, op. cit. (ref. 54), 27.
84.
StockingGeorge W.Jr, Race, culture and evolution: Essays in the history of anthropology (New York, 1968), 17.
Sicard, op. cit. (ref. 12), pp. vi–vii: “En effet, qu'est-ce qu'un Sourd-Muet de naissance, considéré en lui-même, et avant qu'une éducation quelconque ait commencé à le lier … à la grande famille à laquelle, par sa forme extérieure, il appartient? C'est un être parfaitement nul dans la société, un automate vivant, une statue, telle que la présente Charles Bonnet, et d'après lui, Condillac; une statue dont il faut ouvrir, l'un après l'autre, et diriger tous les sens, et suppléer celui dont il est malheureusement privé”.
87.
Sicard, op. cit. (ref. 12), pp. viii–ix.
88.
Sicard, op. cit. (ref. 12), p. ix: “Le Sourd-Muet n'est donc jusque-là qu'une sorte de machine ambulante dont l'organisation, quant aux effets, est inférieure à celle des animaux”.
89.
Sicard, op. cit. (ref. 12), pp. x–xi.
90.
Sicard, op. cit. (ref. 12), p. xvii: “… il est comme l'enfant qui vient de naître; sa physionomie est niaise, ses yeux sont éteints, son air est stupide”.
91.
Sicard, op. cit. (ref. 12), p. xxi: “ne connaissent ni la propriété, ni les règles de la langue qu'ils parlent, ni aucune loi du raisonnement”.
92.
Sicard, op. cit. (ref. 12), p. xxi: “avec leurs signes, deviennent de bons grammairiens et d'exacts raisonneurs”.
93.
Sicard, op. cit. (ref. 12), p. xxii: “Ainsi, lorsque l'éducation du Sourd-Muet est achevée, c'est véritablement un homme de plus rendu à la société. … c'était un animal féroce et malfaisant. C'est aujourd'hui un être raisonnable, propre à tout et capable de tout”.
94.
Sicard, op. cit. (ref. 12), 5: “l' homme des bois, ne connaissant encore que des habitudes purement animales”.
Rée, op. cit. (ref. 19), 187–90; FischerRenate, “Abbé de L'Epée and the living dictionary”, in van CleveJohn Vickrey (ed.), Deaf history unveiled: Interpretations from the new scholarship (Washington, DC, 1993), 23; Sicard, op. cit. (ref. 12), pp. xxxiii–xxxix.
97.
BerthierFerdinand, Les sourds-muets, avant et depuis l'abbé de l'Epée (Paris, 1840), 9–14.
98.
Berthier, op. cit. (ref. 97), 12: “il restitue à son élève les facultés dont il l'avait déshérité avec tant d'injustice”.
99.
Berthier, op. cit. (ref. 97), 12: “au lieu de reconnaître ses erreurs, il [Sicard] n'ait pas cru devoir confesser franchement son ignorance complète de la langue naturelle du sourd-muet”.
100.
Karacostas, op. cit. (ref. 81), 112–13.
101.
Desloges, op. cit. (ref. 9), Préface, 12–13.
102.
Desloges, op. cit. (ref. 9), 42–57.
103.
Desloges, op. cit. (ref. 9), 7.
104.
Berthier, op. cit. (ref. 2): The entire book is a commemoration of l'Epée; Bernard Mottez, “The Deaf-Mute banquets and the birth of the deaf movement”, in van CleveVickrey (ed.), op. cit. (ref. 96), 27–39, pp. 27–28, 35–36.
105.
Berthier, op. cit. (ref. 97), 44: “il voulut tourmenter la langue des gestes pour la plier aux habitudes et au génie de la langue conventionnelle, sans réfléchir que l'une ainsi greffée sur l'autre devenait nécessairement un contresens”.
106.
BerthierFerdinand, L'abbé Sicard: Précis historique sur sa vie, ses travaux et ses succès (Paris, 1873), 50–57; Berthier, op. cit. (ref. 97), 48–51.
107.
Berthier, op. cit. (ref. 97), 50: “C'est une sorte de roman philosophique, plutôt fait pour l'amusement des amateurs que pour l'instruction des maîtres”.
HoeferJ. C. F., (ed.), Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à 1850–60 (Paris, 1857), xliii, 944, entry on Sicard.
110.
Sicard, op. cit. (ref. 12), p. xxviii: “un système complet, une théorie dont les principes sont aujourd'hui invariables”.
111.
SiévracJ. H., “Advertisement”, in André Daniel Laffon de Ladébat, Recueil des définitions et réponses les plus remarquables de Massieu et Clerc, sourds-muets, aux diverses questions qui leur ont été faites dans les séances publiques par M. L'abbé Sicard à Londres, avec des notes et une traduction anglaise par J. H. Siévrac (London, 1815).
112.
Anon., Réglemens pour l'établissement des sourds-muets et des aveugles-nés (Paris, 1792), 15–17.
113.
Riskin, op. cit. (ref. 56), 65.
114.
Degérando, op. cit. (ref. 21), ii, 598–9.
115.
Rée, op. cit. (ref. 19), 191.
116.
Weiner, op. cit. (ref. 21), 236: “A visit to the present-day institution of deaf-mutes, with its gardens, nurseries, hothouses, and flowerbeds, essentially unchanged since the Revolution, and a chat with the young gardeners…, quickly convinces one that horticulture has special meaning for these handicapped youngsters. In this instance, the institution successfully applied the traditional notion that working the land has therapeutic value, especially for the handicapped”.
“Rapport sur l'établissement de l'Institution des sourds-muets de naissance, fait au nom des Comités de l'extinction de la mendicité, d'aliénation des biens nationaux, des finances, et de constitution, par M. Prieur, député de Châlons, département de la Marne, à l'assemblée nationale, imprimé par les sourds-muets”.
125.
Anon., op. cit. (ref. 112), 8.
126.
Anon., op. cit. (ref. 112), 8–9: “Le but essentiel … étant de procurer à tous les Elèves, outre l'Education Morale, le moyen de trouver, dans leur industrie, de quoi se passer de secours étranger et de vivre du fruit de leurs travaux, les Instituteurs, Maîtres et Intendant, n'oublieront jamais que c'est vers ce but d'utilité générale que doivent se porter tous leurs soins…”.
127.
Comité de Salut Public.
128.
Comité d'Instruction Publique.
129.
Karacostas, op. cit. (ref. 81), 83–84.
130.
Karacostas, op. cit. (ref. 81), 4–5: “[L'Institution] fait indubitablement partie de cet ensemble d'institutions spécialisées où furent expérimentés et appliqués les principes d'un remodelage de l'être humain. … elle peut être perçue comme le banc d'essai des pratiques aliénistes du 19e siècle”.
131.
FoucaultMichel, Discipline and punish: The birth of the prison, transl. by SheridanAlan (London, 1977), 140, 211.
132.
Anon., op. cit. (ref. 112), 2: “Personne n'a le droit de s'en écarter”.
133.
Anon., op. cit. (ref. 112), 6: “L'Econome ne souffrira jamais qu'aucun Elève reste dans l'inaction”.
134.
Anon., op. cit. (ref. 112), 9: “… tout ce qui ne sera pas rempli par l'instruction [doit être] consacré aux travaux”.
135.
Anon., op. cit. (ref. 112), 9–11.
136.
Anon., op. cit. (ref. 112), 5.
137.
AckerknechtErwin H., Medicine at the Paris Hospital 1794–1848 (Baltimore, 1967), 169; Foucault, op. cit. (ref. 131), 240.
138.
Foucault, op. cit. (ref. 131), 141, 187.
139.
GillispieCharles Coulston, Science and polity in France: The Revolutionary and Napoleonic years (Princeton and Oxford, 2004), 163, quoting Le Peletier about his educational scheme which was adopted in a variant form on 13 August 1793: “In [boarding] public institutions, on the contrary, the child belongs to us in the totality of its existence. The material, if I may so express myself, never leaves the mould. No external object intrudes to deform the shaping you give it”.
140.
Anon., op. cit. (ref. 112), 7.
141.
Anon., op. cit. (ref. 112), 5: “Les Répétiteurs-Surveillans des Garçons et les Maîtresses-Gouvernantes des Filles ne quitteront les Elèves, ni jour, ni nuit”.
Note appended to Degérando, op. cit. (ref. 21), ii, 659–61.
151.
Degérando, op. cit. (ref. 21), ii, 659: The advisory board was the Conseil de Perfectionnement.
152.
Degérando, op. cit. (ref. 21), ii, 660–1.
153.
AlderKen, “French engineers become professionals; or, how meritocracy made knowledge objective”, in ClarkGolinskiSchaffer (eds), op. cit. (ref. 18), 95–123; Gillispie, op. cit. (ref. 139), 538; DhombresJeanDhombresNicole, Naissance d'un nouveau pouvoir: Sciences et savants en France 1793–1824 (Paris, 1989), 462, 572.
154.
As quoted in Alder, op. cit. (ref. 153), 122.
155.
Smith, op. cit. (ref. 51), 242; StaumMartin, Cabanis, enlightenment and medical philosophy in the French Revolution (Princeton, 1980), 10; Condillac, op. cit. (ref. 77), 3–6.
156.
Weiner, op. cit. (ref. 21), 239.
157.
de LadébatLaffon, op. cit. (ref. 111), 160–204.
158.
de LadébatLaffon, op. cit. (ref. 111), 171.
159.
de LadébatLaffon, op. cit. (ref. 111), 205.
160.
de LadébatLaffon, op. cit. (ref. 111), p. xxix.
161.
de LadébatLaffon, op. cit. (ref. 111), pp. xxiii–xxiv.
162.
de LadébatLaffon, op. cit. (ref. 111), 203.
163.
de LadébatLaffon, op. cit. (ref. 111), 205.
164.
The influential figure of Jean-Marie Degérando, both head of the Paris Institution administrative board for the forty years following its creation and member of La Société pour l'Instruction Elémentaire (Society for Elementary Instruction), might have been key to the process.
GusdorfGeorges, Les sciences humaines et la pensée occidentale, viii: La conscience révolutionnaire, les Idéologues (Paris, 1978), 652–4; Poirier, op. cit. (ref. 54), 26.
PinelPhilippe, “Rapport fait à la société des observateurs de l'homme sur l'enfant connu sous le nom de sauvage de l'Aveyron”, in Copans and Jamin, op. cit. (ref. 83), 99–101; Riskin, op. cit. (ref. 56), 65; Weiner, op. cit. (ref. 21), 245; Copans and Jamin, op. cit. (ref. 83), 96.
The title of Degérando's essay was “Des signes et de l'art de penser considérés dans leurs rapports mutuels” (“Of the signs and the art of thinking considered in their mutual relations”).
174.
FoucaultMichel, Les mots et les choses (Paris, 1966), 90.
Stocking, op. cit. (ref. 84), 21; Hoefer, op. cit. (ref. 109), 142–6, entry on Gérando (an example of his political adaptability, Degérando was nominated to the Conseil d'État by Napoléon in 1812, and kept his position until he died in 1842, even though he stayed in favour of Napoléon during the Cent Jours).
LegentFrançois, “Les soins médicaux aux sourds-muets en France au XIXe siècle et l'éclosion de l'otologie moderne” (c. 2000, URL: http://www.bium.univ-paris5.fr/histmed/medica/orla.htm downloaded 30 January 2007), 9–10.
189.
MarcJeanItardGaspard, Copie partielle du testament de M. Itard, faite par M. Lehon, et documents rattachés (manuscript, Paris, 1838, URL: http://www.bium.univ-paris5.fr/histmed/medica/cote?extijso0000 downloaded 4 November 2008), 3–6; BernardYves, “Quelques traits de la pédagogie curative de l'enfant sourd: Une approche des problématiques de l'Antiquité au début du XXe siècle” (c. 2000, URL: http://www.bium.univ-paris5.fr/histmed/medica/orlb.ht downloaded 30 January 2007); Degérando, op. cit. (ref. 21), ii, 660.
Karacostas, op. cit. (ref. 81), 182, 190; Degérando, op. cit. (ref. 21), i, pp. xiii–xv.
203.
Degérando, op. cit. (ref. 21), i, 241.
204.
BourdieuPierre, Language and symbolic power (Cambridge, 1991), 46–48; Rée, op. cit. (ref. 19), 215; Mottez, op. cit. (ref. 104), 27–28, 35–36.
205.
Degérando, op. cit. (ref. 21), ii, 660: “expériences méthodiques sur les meilleurs procédés pour donner au sourd-muet l'articulation de la parole”.
206.
AmbroiseRochBébianAuguste, Examen critique de la nouvelle organisation de l'enseignement dans l'Institution Royale des Sourds-Muets de Paris (Paris, 1834), 26: “imitation du régime militaire des collèges de l'empire [qui] serait aujourd'hui de mauvais goût partout”.
207.
Bébian, op. cit. (ref. 206), 7, 24, and especially 42: “Art. 13. L'enseignement sera donné, dès la première année et pendant toute la durée du cours, concurremment à l'aide de l'écriture, et à l'aide de l'articulation artificielle combinée avec la lecture sur les lèvres. … Art. 14. Dans toutes les communications que les élèves auront hors des classes, soit entre eux, soit avec d'autres personnes, pendant le cours des récréations, des promenades, pendant les repas, pendant le travail des ateliers; ils ne s'entendront qu'à l'aide de leurs tablettes ou de l'articulation ou de la dactylologie, et ces moyens seront les seuls dont on fera usage pour s'entendre avec eux”.