Abstract
Les espaces liturgiques aménagés par Jean-Marie Duthilleul peuvent être qualifiés d’aniconiques. Pourtant, une étude approfondie de la théologie qui les sous-tend fait prendre conscience que Duthilleul ne rejette pas la question de l’image dans ses espaces, mais la déplace. En effet, l’attention qu’il porte à la forme de l’assemblée, à la disposition des participants dans la liturgie, aux visages de ceux-ci et à la lumière qui les éclaire, manifeste le souci de prendre au sérieux la présence du Christ au milieu de son peuple rassemblé pour prier et chanter les psaumes (cf. Sacrosanctum Concilium 7). Or, ces notions de présence, visage et lumière relèvent précisément de la démarche de l’iconographe. Il est donc possible de considérer que Duthilleul envisage l’assemblée liturgique comme une icône.
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