Abstract
La Finlande est, du point de vue religieux, homogène: plus de 89 % de la population appartient à l'Eglise évangélique luthé rienne; 2 à 3 % à d'autres religions, et 8 à 9 % n'appartiennent à aucune religion. Les mebres de l'Eglise en observent scrupuleuse ment les rites : baptêmes, confirmation, mariage et enterrement. La proposrtion de ceux qui sont baptisés, confirmés et enterrés religieusement est plus importante que ne la laisserait attendre la proportion des fidèles. C'est là une indication sur les liens qui unissent la population à l'Eglise. Par contre, l'assitance au culte est très faible: 2 à 5 % du total des membres appartenant à l'Eglise pour le service religieux du dimanche. L'évolution religieuse va d'une religiosité publique à une religiosité privée. Ce processus est en rapport avec la différenciation sociale et peut être décrit comme un processus de sécularisation. Un élément permettant clairement de mesurer ce processus est celui qui se manifeste par l'abandon de l'Eglise. Durant la décennie 1976-1985, ceux qui ont abandonné l'Eglise sont 3 à 4 fois plus nombreux que ceux qui y sont entrés. La région d'Helsinki est la plus différenciée et la plus sécularisée de Finlande. La croyance en Dieu, la prière et l'assis tance au culte sont plus faibles à Helsinki qu'ailleurs.
