Abstract
Face à sa situation de transplanté, l'immigré peut s'orienter de diverses manières : se replier sur son passé ; vivre dans le présent (avec le risque du mimétisme et du conformisme) ; s'orienter vers un avenir précis.
A partir d'une recherche empirique menée parmi les Témoins de Jéhovah immigrés et autochtones en Belgique, l'Auteur cherche à expliquer le pourquoi de l'adhésion croissante des migrants à ce mouvement religieux. Sa thèse consiste à dire que le Mouvement de la Tour de Garde permet au migrant une possibilité de réponse à son problème d'orientation : faire un « choix d'avenir » qui consolide fondamentalement son passé au moment où il traverse une crise.
