Abstract
La prime organisation de la ville africaine est souvent indissociable de la période coloniale, période où elle a constitué une médiation privilégiée entre colonisateurs et indigènes, soit dans le registre de la domination, soit dans celui de transactions sociales variées. Dans ce bouillonnement, entre recomposition des liens sociaux et persistance des solidarités anciennes, l’accent peut être mis sur la question des groupements chrétiens minoritaires, messianiques, comme agents de protestation et de socialisation. L’École de Chicago, appréhendant la ville comme un processus continu d’organisation et de désorganisation sociales géographiquement marqué, apparaît alors comme la matrice adaptée pour en interroger la spécificité historique et les enjeux. Dans cette perspective, C. Collantes Diez met en relation une revue de la production de langue française et à la lumière d’une réflexion nourrie de l’observation participante.
African city was often a privileged mediation between colonizers and natives, either in the register of domination or in the variety of social transactions, and is now the place of massive migrations. In this fermentation, between reconstitution of new social ties and persistence of old solidarities, the emphasis is put on the issue of Christian minority groups, messianic, as agents of social protest. The Chicago school, understanding the city as a continuous process of social organization and disorganization geographically marked, appears as the most suitable matrix to investigate historical specificity and new stakes of African cities. In this perspective, C. Collantes Diez establishes a link between a review of the French production and a thought fed by participant observation.
