Abstract
In the first part of this article, the author tries to clarify a set of interconnected concepts—religious plurality (diversity), pluralization, and pluralism. As a descriptive concept for sociological theorizing, social pluralism is further differentiated into legal, civic and cultural arrangements. Modern pluralization may have started accidentally in the United States of America, but it has become a general trend in the world. In the second part, the author argues that the predominant type of Church—State relationship in the world today is neither monopoly nor pluralism, but oligopoly. More importantly, the theoretical propositions based on the studies of monopoly-pluralism are not applicable without substantial modification to explain oligopoly dynamics. The China case shows that in oligopoly, increased religious regulation leads not necessarily to religious decline, but to triple religious markets: the red market (legal), black market (illegal) and grey market (both legal and illegal or neither legal nor illegal).
Dans la première partie de cet article, l’auteur tente de clarifier un ensemble de concepts interreliés: la pluralité religieuse (la diversité), la pluralisation et le pluralisme. En tant que concept descriptif de la théorie sociologique, le pluralisme social est différencié selon les cadres juridique, civique et culturel. Si la pluralisation moderne a probablement commencé de façon fortuite aux États-Unis d’Amérique, elle est devenue une tendance généralisée dans le reste du monde. Dans la deuxième partie, l’auteur démontre que le type de relations Église—État prédominant dans le monde actuel n’est ni le monopole, ni le pluralisme, mais l’oligopole. Plus important encore, les propositions théoriques fondées sur les études du pluralisme comme monopole ne sont pas applicables sans modifications significatives pour expliquer des oligopoles dynamiques. Le cas de la Chine montre que, dans un oligopole, l’augmentation de la réglementation religieuse ne conduit pas nécessairement à la diminution du fait religieux, mais à l’émergence de trois marchés religieux: le marché rouge (légal), le marché noir (illégal) et le marché gris (à la fois légal et illégal, ou ni légal, ni illégal).
