Abstract
L’auteure explore notre rapport aux valeurs face au pluralisme religieux, défini à la fois comme caractéristique des sociétés contemporaines et comme phénomène aujourd’hui considéré comme particulièrement digne d’intérêt dans les sciences sociales. Elle esquisse les glissements qui guettent les chercheurs lorsque leurs valeurs sont interpellées dans l’étude de la religion. À partir d’un dialogue fictif entre sociologues sur l’identification des motifs religieux, l’auteure retrace brièvement l’étude des motifs au cœur de la sociologie de Max Weber. Parce que le juriste n’est pas aujourd’hui étranger aux débats liés au pluralisme religieux, elle met ensuite en scène un petit dialogue entre sociologues et juristes. Ces deux types d’observateurs conversent sur l’objet, les liens d’affinités et de tensions entre les tâches qui incombent à chacun et, ainsi, sur les limites de leurs disciplines respectives. Mais Weber lui-même a quelque chose à ajouter …
The author explores our value relation to religious pluralism, defined both as a characteristic of contemporary societies and as a phenomenon of particular historical significance in contemporary social science. She sketches pitfalls threatening researchers when their values intermingle with the object of their investigation. Starting with a fictional dialogue between sociologists on the identification of religious motives, the author briefly goes back to the study of motives within the sociology of Max Weber. Because the jurist is an important actor in contemporary debates on religious pluralism, the author continues with a short dialogue between sociologists and jurists. These two types of observers discuss the objectives, the affinities and the tensions related to their respective tasks and, thus, the limits of their respective disciplines. But Weber himself has something to add ...
