Abstract
The author explores the reasons why scholars have overlooked the importance of judicial rituals in Chinese legal culture and considers this neglect in the light of scholarship on secularization. He explores the issue by analysing the interaction between Chinese and western judicial practices in the colonial histories of the Straits Settlements (now Malaysia and Singapore) and Hong Kong. The concept of secularization appears to be of relevance to the study of Chinese legal culture, given that secularized societies tend to become differentiated into autonomous sub-systems, religion being restricted in influence to its own sub-system. In fact, however, religion has continuously interacted with a range of other sub-systems in China, including legal ones, which indicates that, in modern Chinese legal culture, religion and the law have not evolved into separate sub-systems.
L’auteur explore les raisons pour lesquelles les scientifiques ont négligé l’importance des rituels judiciaires dans la culture légale chinoise et analyse cette négligence à la lumière des savoirs sur la sécularisation. Il aborde ce sujet en considérant l’interaction entre les pratiques judiciaires chinoises et occidentales dans l’histoire des actuels Singapour et Malaisie, ainsi que de Hong Kong. Pour étudier la culture légale chinoise, le concept de sécularisation apparaît assez pertinent, selon l’idée que les sociétés sécularisées peuvent se différencier en sous-systèmes autonomes—l’influence de la religion étant restreinte à son propre sous-système. Dans le cas de la Chine, cependant, la religion a constamment interagi avec un ensemble d’autres sous-systèmes, en ce compris légaux. Ces éléments indiquent que dans le cas de l’actuelle culture légale chinoise, religion et droit n’ont pas évolué vers des sous-systèmes séparés.
