Abstract
L'auteur examine les grandes enquêtes européennes portant sur les questions sociales et politiques—en particulier la European Values Survey (EVS), l'International Social Survey Programme (ISSP), la European Social Survey (ESS)—pour y observer comment l'appartenance et la non-appartenance religieuses sont mesurées. Les questions sont-elles similaires d'une enquête à l'autre? Les mesures obtenues les mêmes années avec ces différents outils sont-elles identiques? L'auteur présente les différentes enquêtes disponibles, mais observe aussi les effets de formulation de la question. Il s'interroge aussi sur la fiabilité des réponses (y a-t-il des biais de “désirabilité sociale”?) et souligne, enfin, que ces données très simples permettent d'effectuer des analyses complexes, notamment de repérer des catégories paradoxales, comme celles des “croyants sans appartenance” et des “membres sans croyance”, et de dresser des profils assez complets d'attitudes spécifiques à chaque groupe appartenant et/ou croyant.
The author aims to examine the main European surveys dealing with social and political issues—the European Values Survey (EVS), the International Social Survey Programme (ISSP) and the European Social Survey (ESS)—to observe how religious affiliation and non-affiliation are measured. Are the questions similar in these surveys? Are the results for the same years identical with different indicators? The author gives information about the different available surveys but also highlights the effects of different wording. He looks into the reliability of answers (is there bias linked to social “desirability”, as some sociologists have shown for the USA?), and finally he emphasizes that this very simple data allows complicated issues to be dealt with (singling out paradoxical categories like “believing without belonging” and “belonging without believing”), and quite comprehensive profiles of typical attitudes of each denomination and of those without religion to be described.
