Abstract
English
Assuming that religion is socially relevant to the extent that it has influence on action, the article invites reconsideration of secularization not as a long-term historical process but as a property of action: any action, or a whole domain of action (economy, warfare, art, nutrition, sex, etc.), is therefore secularized if in carrying it out people are not influenced by religious doctrines or feelings about the way it should be done, and if it is not justified on this same basis. This definition, rooted in Weber's work, is intended to be operative for qualitative research and attentive to differences and interactions between groups and individuals, even within a single nation. Traditional accounts of secularization as overall decline of religion are not discussed. Nonetheless it is stressed that these theories are employed as resources in the activity of religious groups, or, in other words, that the perceived decline of religion has implications for social change.
French
Partant de l’idée que la religion est socialement relevante dans la mesure ou` elle influence l’action, l’article invite à repenser la sécularisation non plus comme un processus historique de long cours, mais comme une propriété de l’action: une action (ou un domaine d’action comme l’économie, la guerre, l’art, l’alimentation, la sexualité) serait alors sécularisée si les acteurs ne sont pas influencés par une doctrine ou un sentiment religieux et s’ils n’en donnent pas une justification religieuse. Cette définition, d’origine wébérienne, devrait ětre opérationnelle pour la recherche qualitative et prěter attention aux différences et aux interactions entre groupes et individus, měme au sein d’une měme nation. Les définitions de sécularisation comme déclin général de la religion ne sont pas discutées ici. Pourtant, l’auteur souligne que ces théories sont aussi des ressources pour l’activité de groupes religieux, autrement dit que la perception du déclin de la religion a elle-měme des conséquences pour le changement social.
