Abstract
English
The first Intifada (1987-1993) split Palestinian society in the West Bank and Gaza Strip into two camps, one secular-nationalist, the other Islamist. The author examines the new identities that formed as a result of this split in a Bethlehem-area refugee camp. Drawing on the concepts of event as structurally transforming process, socio-political milieu, and Mannheimian generation units, he shows how the first Intifada gave rise to a generational dialectic that in turn produced new religio-political orientations. He concludes by suggesting an extension of the Mannheimian framework to take into account the dynamic effects of generation-unit tensions for collective solidarities.
French
Depuis la première Intifada (1987-1993), les Palestiniens se sont divisés en nationalistes et islamistes. Dans une étude d'un camp de réfugiés à Bethléem, l'auteur analyse les nouvelles identités qui sont apparues à la suite de cette division. Il explique la déstabilisation de ces identités en s'appuyant sur le concept d'événement comme processus de transformation structurelle du milieu sociopolitique et des unités générationnelles comprises au sens de Mannheim. Il montre comment la première Intifada a engendré une dialectique générationnelle, laquelle a produit des orientations religieuses et politiques nouvelles. Il termine en suggérant une extension du cadre théorique de Mannheim qui permette de prendre en compte les effets dynamiques de ces tensions dans une perspective de maintien des solidarités.
