Abstract
Au début du christianisme, la discipline de l'arcane, consistant à dissimuler certaines vérités dans les périodes d'adversité, était une pratique courante. Cette discipline est appelée dans l'islām la dissimulation (taqiyya) de la foi et elle est pratiquée le plus souvent dans le shī'isme. Pour les shī'ites, la dissimulation de la foi signifie la «sauvegarde des secrets de l'enseignement des Imāms». Il est important de ne pas divulguer les secrets à ceux qui n'ont pas la réceptivité et l'ouverture du coeur à la foi, afin d'éviter de semer la corruption. Car l'incompréhension du sens caché des symboles conduit les gens à se détracter de la loi religieuse et à l'infidélité. Les shī'ites conçoivent l'humanité comme étant hiérarchisée. Il convient donc de parler à chacune des classes selon sa capacité et son niveau de compréhension. Il existe une hiérarchie de secrets dont l'ultime secret est le Mystère (Ghayb) divin. Ceux qui sont initiés à l'ésotérique doivent pratiquer la taqiyya à l'égard des non-initiés qui ne connaissent pas certains secrets. Cet article examine cette pratique dans l'islàm ésotérique plus particulièrement chez les shī'ites ismaéliens.
Get full access to this article
View all access options for this article.
