Abstract
À quelles conditions peut-on parler d'une recomposition du champ religieux dans le monde contemporain et quelle est la pertinence d'un tel discours, alors que la plupart des lectures de la modernité proposent plutôt de conclure à son éclatement, sinon à son effritement irrémédiable? Après avoir éliminé ce que ne peut pas être la recomposition du champ religieux et montré les apories des discours dominants à l'égard des phénomènes religieux, tant sur le plan épistémologique sur le plan empirique, l'auteur propose de conjuguer trois regards propres aux sciences contemporaines de la religion. Il questionne alors leur approche des traditions, des religions minoritaires (ou alternatives) et enfin de la religiosité pragmatique du monde séculier lui-même pour y discerner les fonctions instituantes du croire, aujourd'hui comme hier.
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