Abstract
Cet article aborde la question de l'égalité des membres dans l'Église catholique romaine à partir des perspectives de Hannah Arendt sur l'égalité politique. Ces perspectives permettent de voir que la proclamation d'une égalité de dignité ne suffit pas à ébranler un mode de gouvernement autoritaire. L'aménagement institutionnel d'une égalité réelle déborde les pétitions de principe; il engage la dimension politique de l'existence humaine, dimension centrée sur l'exercice public de la parole et la responsabilité commune à l'égard du monde. Le déploiement de cette dimension dans l'Église supposerait une révision du statut théologique du monde et de celui de l'action.
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