Abstract
La méditation de la pleine conscience, aujourd’hui très populaire, est souvent réduite à une perspective immanentiste postulant que la nature humaine possède en elle-même les ressources de son propre changement. Du point de vue spirituel, cela n’est pas sans dangers pouvant conduire à un vide méditatif artificiel. L’accès à une vie en plénitude ne va pas sans un rapport étroit à l’altérité, au Tout-Autre, réalité transcendante au coeur de la vie de prière. D’où la pertinence d’un dialogue entre théologie et sciences de la santé au sujet des pratiques contemplatives pour un discernement entre oeuvres (efforts personnels) et grâce. Cet article encourage ce dialogue en traitant de transcendence dans l’oeuvre de madame Guyon, mystique française du XVIIe siècle. Il en pose les fondements en décrivant la manière dont cette dernière conçoit la nature de l’expérience de la transcendance, ainsi que la façon dont cette expérience implique une transformation de soi et comment elle s’intègre au quotidien.
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