Abstract
Peter L. Berger caractérise le pluralisme religieux moderne comme un « nouveau pluralisme religieux ». Celui-ci, typiquement moderne, se distingue des pluralismes prémodernes notamment par le processus appelé la « contamination cognitive » résultant d’une dialectique, également typiquement moderne, entre, d’une part, la pluralisation des groupes et des contenus religieux, et, de l’autre, l’incertitude et l’itinérance psychologico-spirituelle.
Cet article entend analyser, de manière systématique, la conception de ce « nouveau pluralisme religieux » selon Peter L. Berger (1929–2017) à travers ses textes les plus connus publiés de 1960 à 2011. En commençant par la définition de ce concept en comparaison avec celle des concepts de « pluralité » et de « pluralisation », et en opposition avec les formes prémodernes de ce phénomène, nous identifions et analysons quatre traits principaux de ce dernier et montrons la manière dont l’œuvre sociologique et théologique de Berger, lue à travers ces textes, est unifiée par sa théorie du pluralisme religieux moderne. Enfin, nous présentons, à tire indicatif pour le débat académique, des idées pertinentes de quelques auteurs qui ont critiqué ou soutenu les thèses développées par Peter L. Berger sur le pluralisme religieux moderne.
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