Abstract
The following paper argues for the potential relevance of scholarship on New Testament/Christian origins to the study of religion generally, in response to recent institutional developments that have driven the Society of Biblical Literature and American Academy of Religion to hold separate meetings. The paper claims that Christian Origins scholarship suggests a series of cautions — about originary stories, the boundaries of traditions, and the predictability of historical developments — as well as some substantive contributions — regarding the desultory character of ‘‘religious’’ interventions, the role of narrative, and the input of intellectuals — to our views of religion that should be of interest to students of other data-sets. At the same time, and in some ways more to the point, it is incumbent upon those scholars of Christian Origins who aim to situate their scholarship within the larger field of the study of religion to be willing to generalize and not only to draw broad conclusions about the development and origins of ancient Christianity, but also to ensure that their own analyses and conclusions are, at least potentially, formulatable in terms of expansive generalizations about human behavior. Thus not only does the incorporation of Christian origins into the study of religion potentially add at least to the relevant data-set of the latter, but it may also be a way to enhance the responsibility and intelligibility of the former.
Cet article propose de discuter l’importance potentielle de la recherche sur le Nouveau Testament/les origines chrétiennes pour l’étude de la religion en général, afin de répondre aux développements institutionnels récents qui ont amené la « Society of Biblical Literature » et l’ « American Academy of Religion » à organiser des rencontres séparées. Selon cet article, la recherche sur les origines chrétiennes met en place certaines précautions — au sujet des récits d’origines, des frontières des traditions, et des moyens à notre disposition pour prédire les développements historiques — et développe certains apports substantiels à nos conceptions de la religion — quant à l’aspect hétérogène des interventions « religieuses », quant au rôle du récit et quant à l’apport des intellectuels — précautions et apports qui devraient intéresser les étudiants analysant d’autres ensembles de données. De plus, et peut-être de manière plus centrale, il est nécessaire, si certains/certaines parmi les chercheurs dans le domaine des origines chrétiennes veulent situer leur recherche dans le champ plus large de l’étude de la religion, qu’ils/ elles soient prêts à généraliser, et que non seulement ils/elles tirent des conclusions générales à propos du développement et des origines du Christianisme ancien, mais qu’ils/elles s’assurent aussi que leurs analyses et conclusions soient en tout cas potentiellement en mesure d’être formulées en termes de généralisations larges au sujet du comportement humain. Ainsi, non seulement l’incorporation des origines chrétiennes au sein de l’étude de la religion ajoute-t-elle, en tout cas potentiellement, à l’ensemble de données pertinentes de cette dernière, mais elle peut également être une manière de fortifier la responsabilité et l’intelligibilité de la première.
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