Abstract
Sont examinés ici trois romans de Shusaku Endo (1923-1996), Un admirable idiot, Silence et Le fleuve sacré, pour illustrer la trajectoire de la perception du catholicisme d'un auteur né et nourri à la fois dans la culture japonaise traditionnelle et dans le catholicisme occidental de sa mère. La perception du catholicisme et de l'être japonais, d'abord envisagés comme incompatibles, aboutit, par des degrés successifs d'élaboration, au rapprochement du catholicisme avec la manière d'être japonaise fondée sur l'amae, envisageant le Dieu chrétien, humanisé en Jésus, comme un Dieu maternel qui aime les pécheurs d'un amour inconditionnel et préférentiel. Ce changement perceptuel ne manque pas de soulever des questions psychologiques au sujet de la paternité/ maternité divine telle qu'elle est comprise selon des conceptions religieuses et culturelles diverses.
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