Abstract
On fait régulièrement la proposition de recourir à une démarche marketing pour ce qui concerne le problème de la fréquentation des organisations religieuses ; cependant, cette démarche est aussi objet de préjugés très forts. Il est en effet fréquent qu'on lui refuse toute légitimité dès lors qu'il est question du religieux. Le présent article discute deux chefs d'accusation classiques, soit que (1) la démarche marketing conduit dans les faits à la perte de contrôle par les organisations religieuses de leur raison d'être et (2) que la théorie de l'action véhiculée par le marketing conduit à la réification de l'agir humain. L'article présente ces idées qui relèvent, selon nous, de ce. que la psychologie sociale nomme des « représentations sociales » et cherche à les récuser. À la base de toute cette réflexion se trouve toutefois un enjeu plus vaste : la théorie marketing de l'action offre des matériaux intéressants, de type micro, pour l'explication de la sécularisation.
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