Abstract
La problématique des rapports entre les droits des femmes et les religions s'est amplifiée au cours des années 1990. Organisée par les Nations Unies en 1995, la Quatrième Conférence mondiale sur les femmes de Beijing est reconnue comme l'un des lieux d'apparition de discours religieux sur les femmes sur la scène mondiale. Cet article présente une analyse des discours religieux prononcés à cette Conférence et de leurs incidences sur une compréhension des droits des femmes. Un nombre d'États appartenant aux familles islamique et catholique ont défendu l'autorité du religieux pour fonder une vision de la condition des femmes dans le monde et ils ont limité la liberté d'action des femmes dans le domaine de la santé génésique et sexuelle. De là, le débat s'est articulé autour de la priorité à donner aux droits universels des femmes ou aux particularismes culturels et religieux.
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