Abstract
La manière dont le philosophe Giorgio Agamben interprète la pensée de l'apôtre Paul au sujet de la fin de la Loi (Romains 10,4) est une contribution exemplaire au débat contemporain sur les liens entre le messianique, la modernité et l'universalisme, tel qu'il est notamment présent chez Derrida et Badiou; en même temps, Agamben renouvelle notre compréhension théologique et éthique du Christ comme relève (Aufhebung) de la Loi, dans la mesure où la force messianique de l'Évangile subvertit l'histoire réelle en y introduisant ce qu'on pourrait appeler de l'instabilité normative.
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